Carême 1999 : Vivre avec le Christ

Vivre jusque dans la mort

La foi chrétienne n’est pas un savoir sur la vie et sur la mort, mais elle ose proposer une espérance et un soutien
(I Corinthiens 15 - Jean 14. V. 1 à 14)

Dans
mes deux premières prédications, j’ai voulu souligner
que vivre avec le Christ, comme morts et ressuscités, c’est
choisir l’essentiel, choisir de vivre debout. Vivre en Christ, c’est
vivre pleinement son identité humaine.

 

Et
la mort ? Pas facile d’en parler ! Et pourtant, c’est une des
questions clefs de la vie.

Pas
facile d’en parler quand on est dans le deuil ! La tête est
alors pleine de souvenirs qui se bousculent, le coeur est blessé,
et l’esprit peine à se familiariser avec une absence.

 

Pas
facile d’en parler quand on voit la mort menacer et frapper autour de
nous, particulièrement quand elle est inacceptable, injuste...
C’est alors le temps du cri : "Seigneur, pourquoi ?". Ou le
temps de la révolte : "Si Dieu existait, il ne
permettrait pas ça !".

 

Pas
facile d’en parler pour celles et ceux qui se savent directement
menacés et qui doivent faire face. C’est dur de se voir
arracher petit à petit des morceaux de vie : ses activités,
ses projets, son personnage, ses ambitions, ses illusions et ses
masques parfois qui protégeaient de l’insupportable. C’est
difficile d’attendre l’inconnu, la souffrance peut-être,
l’angoisse de la mort. C’est dur de voir son corps se défaire,
ses forces abandonner, et d’imaginer que bientôt il n’y aura
plus de demain...

 

Pas
facile de parler de la mort, ... même quand elle semble loin.
Parce qu’il y a toujours la question de notre propre mort derrière,
qu’on veut cacher ou qu’on essaie d’apprivoiser. Et c’est vrai qu’une
vie peut être terriblement habitée par la mort,
particulièrement quand on en a peur et quand on veut en
rejeter l’éventualité ! Peut-être pourrait-on
dire, en paraphrasant une question connue : "Dis-moi comment tu
penses ta mort, et je te dirai comment tu vis".

 

Pas
facile de parler de la mort. On peut bien sûr parler de la mort
physique, on peut en décrire les processus ; on peut en faire
des statistiques. On peut accompagner les mourants... Mais qui peut
dire une parole définitive sur la mort, et sur son sens ?

 

Réalisme
biblique

La
Bible elle-même s’applique d’abord à balayer toutes nos
illusions.

C’est
la réflexion désabusée du sage de l’Ecclésiaste,
au soir de sa vie : "Un souffle de vie identique anime hommes
et bêtes, et les uns comme les autres doivent mourir... !
"
(Eccl. 3,19).

C’est
le cri de révolte de Job, le fidèle menacé par
la mort, qui demande des comptes, et qui ne reçoit que les
explications fallacieuses de ses amis, et l’ironie du Seigneur qui
répond du coeur de la tempête : Qui es-tu, pour oser
rendre mes plans obscurs à force de parler de ce que tu
ignores ?
(Job 38,2).

C’est
la plainte du Psalmiste qui gémit à Dieu son angoisse
de se voit disparaître : "Que gagnerais-tu si je
mourais, si je descendais dans la tombe. Celui qui n’est plus que
poussière peut-il te louer encore, peut-il proclamer ta
fidélité ?
" (Ps 30.10).

Et
c’est surtout la Croix du Christ : "Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi mas-tu abandonné ?
" (Mat. 25,46).

Pas
d’illusion ! Pas d’envol d’une âme sublime loin d’un corps
méprisable. Pas d’élévation dans un ciel
supérieur, ou d’évasion vers une nouvelle planète.

Mais
la mort. La poussière. Le mystère qui éprouve la
foi.

 

Bien
sûr, il y a la consolation. Il est bon que nous nous consolions
avec ces présences, ces petits gestes, et ces mots qui peuvent
sembler si frêles et si dérisoires devant la mort et ses
chagrins, mais qui sont cependant si importants, comme de petites
transfusions de vie aux moments difficiles. Nous serions fous de nous
en priver. Notre vie en a besoin pour ne pas se dessécher, et
la consolation fait partie de cet amour les uns des autres que le
Seigneur nous demande.

 

Mais,
face à la mort, au-delà de la consolation, quelle est
notre espérance ?

Quel
est l’Evangile qui la nourrit ? Et quels sont les mots pour la dire ?

 

***

Vitalisme
ou immortalité de l’âme : des langages usés ?

Il
y a aujourd’hui un certain silence des chrétiens à
propos de la mort. Peut-être parce qu’on en a trop parlé
 ? Et peut-être parce que le langage longtemps employé
est aujourd’hui largement usé...

 

Notre
prédication s’est d’abord nourrie de ce qu’on pourrait appeler
le "vitalisme" biblique : l’homme, créature de Dieu,
n’est véritablement vivant que de la vie que lui insuffle son
Créateur : "Le Seigneur Dieu prit de la poussière
du sol et en façonna un être humain
", raconte
le livre de la Genèse (2,7). "Puis il lui insuffla
dans les narines le souffle de vie, et cet homme devint un être
vivant
". Dans d’autres textes, c’est le sang qui est ce
fluide vital, d’où son rôle symbolique important, et les
tabous qui le concernent. Bien sûr, il ne s’agit pas là
de données historiques ou scientifiques, mais de confession de
foi. Au-delà des images, l’essentiel du message était
que la vie se trouve dans une vraie relation avec Dieu, c’est-à-dire
dans la fidélité. D’où l’idée des anciens
que la maladie surtout mystérieuse ou spectaculaire pouvait
être la conséquence de la désobéissance.
D’où aussi leur conviction que la vie du méchant ne
pouvait que se dessécher loin de Dieu, et finalement
disparaître.

 

La
mort, c’était donc la privation de cette énergie
vitale, juste conséquence de l’impiété, mais
scandale quand elle menace prématurément le fidèle.
L’auteur du Psaume 88, qui se dit à deux doigts de la mort, se
révolte : "J’ai ma place parmi les morts, comme les
cadavres couchés dans la tombe. Tu ne tiens plus aucun compte
d’eux et tu ne fais plus rien pour eux
" (v.6).

 

Dans
cette manière de voir, la mort ne pouvait être
acceptable, voire souhaitable, que lorsqu’elle apportait le repos à
celui qui était fatigué de vivre, surtout s’il était
rassasié par une longue vie, après avoir tout connu,
profité de tout, et assuré une descendance nombreuse.
Celui-là pouvait alors tranquillement "aller se coucher
avec ses pères".

 

Il
est difficile de parler ainsi aujourd’hui. D’abord parce que le
Christ a fondamentalement contesté le lien individuel entre la
mort et l’infidélité à Dieu : la maladie ou
l’accident n’est pas la conséquence d’une culpabilité
particulière. Je me refuse à croire et à dire,
quand j’accompagne au cimetière un petit enfant, ou une maman
enlevée aux siens par un cancer, ou un homme brutalement
fauché dans un accident tragique, que Dieu a voulu les priver
de son souffle, qu’il a voulu les priver de vie. Et puis, parce que
la mort est souvent ressentie comme un échec : échec
médical, drame affectif, vide de la séparation... même
quand il s’agit de morts prévisibles... Et le langage de la
vie qui s’éteint doucement, presque heureusement, ne
correspond que bien trop rarement à ce qui est vécu.
Sauf peut-être lorsqu’une personne a pu être vraiment
accompagnée dans le cheminement vers une mort acceptée,
libérée de l’angoisse et de souffrances insupportables,
et soutenue jusqu’au bout par l’affection des siens.

 

*

 

L’autre
grand thème qui a nourri la prédication chrétienne,
c’est celui de l’immortalité de l’âme. C’était la
conception du monde grec où l’Evangile a d’abord été
proclamé, qui plaçait la vraie vie ailleurs que dans
l’imperfection terrestre : l’âme habite provisoirement un
corps, mais elle est destinée à s’en détacher
pour retrouver sa véritable dimension. On trouve déjà
des traces de cette conception dans le Nouveau Testament, mais c’est
surtout par la suite qu’elle a fortement imprégné
l’enseignement chrétien sur la vie et la mort. Et aujourd’hui
encore, quelques restes en subsistent dans nos mentalités.

 

Je
pense par exemple à nos représentations du Paradis. On
s’en moque beaucoup aujourd’hui, et même les croyants
n’imaginent guère une éternité employée à
jouer de la harpe revêtus de robes blanches, mais nous avons
bien de la peine à trouver une autre représentation de
la vie éternelle !

 

Je
pense aussi à l’idée encore assez répandue, même
parmi les non croyants, que la vie terrestre sert à préparer
autre chose : un repos éternel bien mérité, une
renommée qui laisse des traces, ou une réincarnation
pour ceux qui y croient !

 

Je
pense encore à l’idée diffuse que la souffrance, celle
des malades, des mourants ou des condamnés, rattraperait
quelque chose des imperfections de cette vie ; une idée peu
avouée mais qui peut expliquer nos hésitations à
combattre énergiquement la souffrance, ou le maintien dans
notre société de la notion du rachat des fautes par la
peine infligée au coupable.

 

Le
langage de l’immortalité de l’âme a ainsi amené
bien des déformations de la prédication chrétienne,
qui ont provoqué en retour des critiques justifiées. Et
surtout, il ne rend pas compte de l’essentiel de l’Evangile de la
Croix : le Règne de Dieu qu’elle plante dans notre monde n’est
pas renvoyé ailleurs, et la vie éternelle que la
résurrection de Jésus fonde n’est pas seulement une vie
après la mort.

 

*

 

Nous
nous trouvons donc bien démunis pour parler de la mort, pas
seulement nous les chrétiens, mais notre société
en général : pas d’images pour se la représenter,
en tous cas pas d’image qui soient acceptées de tous, et pas
ou peu de mots pour nous la dire, pour partager nos questions, nos
souffrances et nos espoirs. Et je me demande parfois si l’inflation
des rites funéraires à laquelle nous assistons n’est
pas là pour masquer notre difficulté à parler de
la mort.

 

Et
pourtant, devons-nous simplement la subir ?

Devons-nous
nous taire devant elle ?

Et
devons-nous renoncer à témoigner d’une Parole qui
permet de vivre,

jusqu’avec
la mort, et jusque dans sa mort ?

 

***

Jésus
parle de sa mort

L’Evangile
de Jean nous présente Jésus en train d’annoncer sa mort
à ses disciples. Au chapitre 14 (v.1-6) par exemple : "Ne
soyez pas si inquiets... Croyez en Dieu et croyez aussi en moi. Il y
a beaucoup d’endroits où demeurer dans la maison de mon Père
et je vais vous préparer une place. Je ne vous l’aurais pas
dit si ce n’était pas vrai. Et après être allé
vous préparer une place, je reviendrai et je vous prendrai
auprès de moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où
je suis. Vous connaissez le chemin qui conduit où je vais

".

Thomas
lui dit : - "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous en connaître le chemin ?
"

Jésus
lui répondit : -" Je suis le chemin, je suis la
vérité, je suis la vie
".

 

Paroles
énigmatiques, en tous cas pour celui qui voudrait percer les
mystères du ciel. Jésus explique moins qu’il ne dit. Il
dit sa mort, il dit sa confiance en Dieu, et il dit son espérance.
Et en même temps, il se propose à ses disciples comme le
chemin pour entrer dans ce mystère de la mort et de la vie.
Jésus nous propose ainsi son accompagnement : avec lui,
nous pouvons essayer à notre tour de parler de notre vie et de
notre mort
.

 

La
mort est aujourd’hui souvent un non-sens, inadmissible quand c’est la
mort de jeunes, la mort par accident... Bien souvent, on la cache,
qu’on la relègue à l’hôpital ou qu’on l’enferme
chez soi. Bien souvent aussi, la technique médicale isole le
mourant de son entourage. On est bien loin du temps des morts
"publiques", préparées avec soin pour avoir
la plus belle mort possible, et pouvoir donner son dernier
témoignage, ses derniers conseils....

 

Jésus
ne cache pas sa mort, même si ses disciples ont de la peine à
l’entendre, ou ne veulent pas l’entendre. Mais il en parle en la
plaçant devant Dieu, qu’il connaît comme son Père.
Il peut ainsi la dire simplement, à cause de cette confiance
dans l’amour du Père.

 

Ce
dialogue de la vérité et de la confiance se continuera
encore au mont des Oliviers, au moment où Jésus est
plongé dans l’angoisse de la mort qui approche : "Père,
si tu le veux, éloigne de moi cette coupe de douleur.
Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la
tienne
" (Luc 22,42). Et jusque sur la Croix encore,
jusqu’au dernier moment : "Père, je remets mon esprit
entre tes mains
" (Luc 23,46), ce qui signifie "je
remets ma vie", et pas seulement une âme qui s’envolerait
loin d’un corps souffrant.

 

La
connaissance de Dieu comme Père permet à Jésus
de parler de sa mort, de dire sa peur, son combat intérieur,
son sentiment d’abandon, tout comme sa confiance. Il n’est pas
différent de nous qui avons à lutter pour accepter
d’être mortels, c’est-à-dire pour accepter notre mort
comme celle des autres.

 

Bien
souvent, la prédication chrétienne a voulu refuser
cette lutte. La foi en la résurrection devait enlever toute
peur, toute douleur et toute tristesse. On ne devait ni pleurer, ni
dire ses questions ou sa souffrance. Tout cela était vu comme
un manque de foi ! Le protestantisme, en particulier, pour lutter
contre toutes les superstitions qui entourent la mort, a souvent
négligé tout ce chemin du deuil et s’est parfois
enfermé dans une prédication de la résurrection
sèche et désincarnée.

 

Bien
au contraire, Jésus nous accompagne dans nos rencontres avec
la mort. Il nous donne ses mots, sa prière, et sa confiance
pour vivre nos deuils.

Prendre
ce chemin, prendre son chemin, c’est se libérer de la mort, se
libérer pour les autres, pour ne plus craindre d’entendre et
de recevoir leurs souffrances ; se libérer pour soi-même
pour oser affronter sa peur ; se libérer pour vivre,
jusqu’avec la mort, jusque dans la mort.

 

***

 

A
la lumière de la Croix

Ensuite,
la Croix de Jésus nous fait comprendre que la mort, ce n’est
pas le jugement. Pour Jésus, nous l’avons entendu, c’est le
temps d’aller vers son Père. C’est le temps de la paix, qu’il
veut aussi laisser à ses disciples.

 

L’angoisse
de la mort vient en partie de l’idée qu’on va être jugé.
Depuis la nuit des temps, beaucoup de religions ont pour but ultime
d’aider le fidèle à passer ce jugement, en le
purifiant, en faisant valoir ses mérites, ou en lui
fournissant les cadeaux nécessaires pour amadouer les dieux.

 

Cette
peur du jugement est sans doute double, car il y a aussi le jugement
des autres ! Et on le craint sans doute beaucoup plus qu’on ne veut
le dire ! Tout le monde sait bien que, dès que quelqu’un est
mort, on se met à lui découvrir des tas de qualités.
Et nos convois funèbres bruissent de jugements compatissants.
De celui qui était dur, on dit qu’il avait des principes, à
celui qui était parfois désagréable on découvre
un coeur d’or, et de l’égoïste on dit qu’il aimait la
vie... Quitte à se livrer ensuite, en catimini, à
quelques critiques bien senties. N’est-ce pas là un signe de
notre mal à l’aise par rapport à l’idée que nous
serons, nous aussi, un jour jugés ?

 

La
mort n’est pas le temps du jugement. Elle met fin au temps des
jugements humains. Et elle n’est pas le temps du jugement de Dieu, le
jugement de sa justice et de sa grâce, tout autre que celui de
nos mesures.

La
mort, c’est le temps de remettre ceux qui nous ont quitté à
la grâce du Père. Nous n’avons ni à justifier nos
morts et à les défendre, ni à nous en défendre
en les poursuivant encore de notre haine ou de notre désir de
vengeance.

 

C’est
cette liberté seule qui peut nous permettre de construire un
souvenir vrai. Car nous avons besoin de faire revivre dans notre
mémoire les liens du passé, de ses moments privilégiés,
de ses sourires et de ses rires, de ses affections et de ses
attentions, de ses échecs aussi. Et cette recherche est bonne,
si du moins elle ne prétend pas figer les traits de ceux qui
ne sont plus là, les juger, ou arrêter le temps et nier
la mort. La parole de la grâce et de la confiance nous donne de
construire un souvenir fait de reconnaissance et de pardon, le
souvenir qui n’obsède ni ne pèse, mais qui aide au
contraire à vivre.

 

Et
c’est cette liberté née de la grâce du Père
qui peut nous permettre, à nous aussi d’affronter notre propre
mort, à la suite de Jésus, et avec lui : "Je
vous le déclare, c’est la vérité, celui qui
écoute mes paroles et croit en celui qui ma envoyé, a
la vie éternelle ; il ne sera pas condamné, mais il est
déjà passé de la mort à la vie
".
(Jean 5,24)

 

***

 

Espérance...

Et
après ? ... Ou bien doit-on se limiter à
l’accompagnement, à la consolation et au souvenir ? Non,
après, il reste encore la vie. Même si elle dépasse
nos idées et nos compréhensions. Même si nous ne
pouvons que la balbutier comme ceux qui ne savent ni ne possèdent,
mais qui reçoivent de la Croix une espérance sûre
 !

 

L’apôtre
Paul s’y essaie dans le chapitre 15 de la première épître
aux Corinthiens dont je vous rappelle juste quelques phrases. D’abord
la racine de l’espérance : "Je vous ai transmis
l’enseignement que j’ai reçu, celui qui est le plus important
 : le Christ est mort pour nos péchés, comme l’avaient
annoncé les Ecritures ; il a été enterré
et il est revenu à la vie le troisième jour, comme
l’avaient annoncé les Ecritures...
" (v.1 et 3-4).

 

Puis,
le défi et l’assurance : "Si notre espérance
dans le Christ est valable uniquement pour cette vie, alors nous
sommes les plus à plaindre de tous les hommes ! Mais, en
réalité, le Christ est revenu à la vie, donnant
ainsi la garantie que ceux qui sont morts reviendront également
à la vie
" (v. 19-20)

 

Et
encore, à la fin du texte, la vision de la foi, et la louange
 : "Lorsque ce qui est mortel se sera revêtu de ce qui
est immortel, et que ce qui meurt se sera revêtu de ce qui ne
peut pas mourir, alors se réalisera cette Parole de l’Ecriture
 : "La mort est supprimée ; la victoire est complète
 !

Mort,
où est ta victoire ? Mort, où est ton pouvoir de tuer ?
...

Loué
soit Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ
 !
". (I Corinthiens 15,54-55, 57)

 

Dans
toute notre existence, et jusque face à la mort, l’Evangile
nous propose ainsi encore la vie.

Une
vie cachée, secrète, inconnue.

Comme
la justice est inconnue de l’injustice.

Comme
la liberté est cachée à celui qui s’enferme dans
ses envies ou ses sécurités.

Comme
la paix est ignorée de celui qui a peur.

Comme
l’amour est un secret que ne peut atteindre celui qui ne regarde qu’à
lui-même...

 

Une
vie cachée, secrète, inconnue.

Une
vie pourtant, avec Christ, déjà inscrite dans notre
histoire, contemplée à la Croix.

Une
vie que chacun peut donc espérer, et désirer, et goûter
déjà.

 


-
Pauses musicales :

ECD
88030 : J.S. Bach Chorals pour orgue BWV 645-650

[01]
- Plage 01 : BWV 645 Choral "Wachet auf, ruft uns die Stimme"
(1’20)
[02] - Plage 03 : BWV 647 :
"Wer nur den lieben Gott lässt walten" (40")
[03]
- Plage 11 : BWV 680 : "Wir glauben all’ an einen Gott"
(45")
[04] - Plage 13 : BWV 659
 : "Nun komm’ der Heiden Heiland" (52")