Carême 1948 : Jésus-Christ, cet inconnu

Six Allocutions pour le Carême

Que chaque lecteur de ces pages me permette de les lui adresser personnellement. Comme je les ai dites à ceux qui les écoutaient dans l’Eglise de Passy ou près de leur poste de radio.

Les confiant à l’imprimeur, je n’ai rien changé à leur forme parlée. J’ai laissé subsister leurs répétitions et gardé un accent que je souhaitais direct et familier, c’est-à -dire aussi dépouillé que possible de la phraséologie religieuse conventionnelle.

Mon dessein n’était pas d’exposer ou de défendre une doctrine, mais simplement d’annoncer Jésus-Christ comme on annonce une nouvelle à quelqu’un qui l’ignore et qui éprouve grand-peine à la croire tant elle est bonne : trop bonne, trop belle, disent certains, pour être vraie.

Les objections à cette nouvelle, je ne les ai pas évoquées pour les démontrer fausses, mais uniquement pour souligner l’incommensurable splendeur de l’Evangile.

Car toutes les objections sont inévitables et vraies pour qui ne connaît pas Jésus-Christ ou qui préfère le connaître de loin.

Je crois qu’elles perdent leur force et leur sens quand on approche de tout près cette vie, cette mort, cette résurrection. Je crois qu’elles sont vraiment réduites au silence quand la lecture de la Bible aboutit à la prière.

*

Ainsi poursuivant moi-même , et aussi avec moi-même , l’entretien décisif suscité par le message biblique sur Jésus-Christ, j’ai espéré y engager d’autres hommes.

Je n’ai que cet espoir et cette confiance en reproduisant ces allocutions.

P.M.