Carême 1989 : La Passion

LA PASSION D’ELIE


L’évangéliste Marc rapporte que la renommée de Jésus s’étant répandue, les gens
s’interrogeaient sur son compte. On disait : Jean le Baptiste est ressuscité
des morts... D’autres : c’est Elie. D’autres encore : C’est un prophète comme
l’un de nos prophètes
 ([1]).
Jésus pourtant avait déjà clairement désigné Jean aux foules qui se pressaient
autour de lui : C’est lui, si vous voulez bien comprendre, l’Elie qui doit
venir
 ([2]).

On
le sait, au temps de Jésus, le nom du lointain prophète du neuvième siècle était
dans toutes les mémoires. Sa figure, auréolée par les miracles qui jalonnèrent
son activité, était extrêmement populaire. La tradition, loin de le reléguer
dans le passé, en avait fait un personnage qui intervenait dans la vie
quotidienne, secourant les uns, consolant les autres, ami bienfaisant de tous.
Chaque année, au repas de la Pâque, il avait sa place réservée à la table
familiale, une cinquième coupe y était posée, prête pour lui comme s’il allait
venir. On l’attendait. Oui, sa personne était l’objet d’une immense et fervente
attente. Moïse n’avait-il pas dit : C’est un prophète comme moi que le
Seigneur ton Dieu te suscitera d’entre tes frères
 ([3]) ?

Le
dernier mot de toute la prophétie, dans la bouche de Malachie, n’était-il pas
encore plus précis ? Voici, je vais vous envoyer Elie le prophète, avant que
vienne le jour du Seigneur...


Jésus lui-même, comme on lui demandait : "Pourquoi les scribes disent-ils
qu’Elie doit venir d’abord ?", répondit : "Oui, Elie vient d’abord pour rétablir
toutes choses, mais comment est-il écrit du Fils de l’homme qu’il doit beaucoup
souffrir et être méprisé ? Eh bien, je vous le déclare, Elie est venu et ils lui
ont fait tout ce qu’ils ont voulu, selon ce qui est écrit de lui"
. Ainsi,
d’emblée, l’Ecriture fait un rapprochement saisissant entre la passion du
Serviteur souffrant du livre d’Esaïe ([4]),
celle du Christ, et ce que nous pouvons appeler : la passion d’Elie.


Elie ! Le prophète Elie ! Plusieurs chapitres des livres des Rois ([5])
sont consacrés à son histoire qui est une des plus belles de la Bible. Et en
effet, nous y voyons que les hommes , un roi apostat et meurtrier, un peuple
renégat et idolâtre , lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Mais lui, l’homme
de Dieu, accablé d’épreuves et toujours fidèle, a fait tout ce que Dieu voulait
de lui.


Suivons un instant ses pas sur les routes de la Samarie. Né à Tishbé, petite
ville de Galaad, de l’autre côté du Jourdain, il exercera le principal de son
activité dans le royaume du Nord. Vêtu d’un manteau de poils, une ceinture de
cuir autour des reins, il est facile à reconnaître : il porte le costume des
prophètes. Seul ou accompagné d’un serviteur, il a l’habitude des longues
étapes.

Le
royaume d’Israël est à ce moment gouverné par Akhab, un des plus mauvais
souverains de son histoire. Le premier livre des Rois le juge sévèrement ([6]).
Sous l’influence de sa femme Jézabel, fille du roi de Sidon, adonnée au culte
des dieux phéniciens, il abandonna le Dieu d’Israël, construisit à Samarie un
temple pour Baal et là , il alla le servir et se prosterner devant lui.
Adorant aussi la déesse Ashéra représentée par un poteau sacré, un morceau de
bois taillé par la main de l’homme, il entraîna son peuple, si souvent attiré
par les anciennes divinités cananéennes, à la plus abominable idolâtrie. Le
Seigneur, le Dieu d’Israël, le Dieu des pères, fut bafoué et offensé par lui,
plus encore nous dit le livre, que par tous les rois d’Israël qui l’avaient
précédé
 ([7]).


C’en est trop pour Elie qui a dans le vrai Dieu une foi ardente, exclusive, sans
partage ; le mot employé dans le texte est extrêmement fort : un zèle jaloux, ou
mieux encore un amour passionné. Oui, Elie aime passionnément le Seigneur et
n’est-il pas vrai qu’un amour passionné mène souvent, par des voies
mystérieuses, à la plus intime souffrance, au don de soi qui est aussi passion.


Telle sera, dans ces deux sens qui se rejoignent, la passion d’Elie.


Homme de foi, Elie est aussi un homme de prière. Dans les moments les plus
graves de sa vie, lorsqu’il se trouve devant une mission en apparence impossible
et qu’il est affronté aux pires dangers, Elie prie son Dieu avec ferveur.
L’apôtre Jacques, écrivant que la prière du juste a beaucoup de puissance ([8]),
en donne comme exemple la prière d’Elie : Elie pria instamment qu’il n’y eà »t
pas de pluie, et il n’y eut plus de pluie sur la terre pendant trois ans et six
mois. Elie pria de nouveau ; le ciel donna de la pluie et la terre produisit son
fruit
 ([9]).


C’est ce que rapporte le chapitre 17 du premier livre des Rois.


Elie, révolté par la conduite impie d’Akhab, n’hésite pas à aller le trouver
pour flétrir son infidélité : Par le Dieu vivant, le Dieu d’Israël que je
sers, il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie sinon sur mon ordre
 ([10]).

Il
faut bien comprendre le sens de la prière du prophète. Elie n’est pas un
thaumaturge qui fait la pluie et le beau temps ! Dieu seul est maître des
éléments. Mais l’amour passionné d’Elie le contraint à supplier Dieu pour que le
peuple dévoyé lui revienne. Et pour cela, il faudra passer par l’épreuve
terrible de la sécheresse dans la terre fertile de Canaan, de la famine au beau
pays de la promesse. Trois ans plus tard, quand le pays meurt de faim et de
soif, Dieu dit à son prophète de se montrer de nouveau au roi Akhab : le terme
de l’épreuve est arrivé, mais il faut que les prêtres de Baal soient confondus.
Avec quelle ferveur monte alors la prière d’Elie ! Réponds-moi, Seigneur,
réponds-moi, pour que tout ce peuple sache que c’est toi le Seigneur qui es
Dieu, et qui ramènes vers toi le cœur de ce peuple
.


Oui, la prière d’Elie est une prière pour la conversion des cœurs. Et si Elie
doit revenir, c’est comme l’annonçait le prophète Malachie, pour ramener le
cœur des pères vers leurs fils, celui des fils vers leurs pères
. Le même
message, vous le savez, est repris en des termes presque identiques par l’ange
du Seigneur apparu à Zacharie pour lui annoncer la naissance de Jean-Baptiste,
nouvel Elie : Il sera rempli de l’Esprit Saint... Il ramènera beaucoup des
fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ; lui-même le précèdera avec l’esprit et la
puissance d’Elie...

Eh
bien, dans le célèbre récit du Carmel que j’évoquerai tout à l’heure, la
puissance d’Elie, c’est cette prière-là , et elle est exaucée : le peuple
reconnaît enfin que c’est le Seigneur qui est Dieu !


Alors, le Seigneur ouvre le ciel et la pluie arrive. Elie monta au sommet du
Carmel et se prosterna à terre, le visage entre les genoux. Il dit à son
serviteur : Monte donc regarder en direction de la mer ! Celui-ci monta, regarda
et dit : Il n’y a rien ! Sept fois Elie lui dit : Retourne ! La septième fois,
le serviteur dit : Voici un petit nuage, gros comme une paume de main d’homme,
qui s élève de la mer
. Puis le ciel s’obscurcit et une grosse averse tomba.


Sept fois, avec persévérance, Elie a prié. Regardons bien cette petite paume de
main qui se dresse vers le ciel !


Homme de foi, homme de prière, Elie est aussi un homme de solitude, et c’est là 
que nous allons le voir vraiment entrer dans sa passion. Une solitude constante,
tragique par sa permanence et sa profondeur ; une solitude qu’il ressent parfois
comme au-dessus de ses forces, alors que le Seigneur est toujours là , avec lui,
pour le secourir juste à temps.


Cette solitude, il la vivra dans les épisodes les plus marquants de sa vie.
Seul, pendant de longs mois, pendant la grande sécheresse, dans le ravin du
Kerit où le Seigneur l’a mis à l’abri de la colère d’Akhab non sans pourvoir à 
sa nourriture. Seul, aussi, sur les montagnes, lieux privilégiés de la rencontre
avec Dieu. C’est sur le Carmel qu’a lieu le grand défi jeté à Akhab et aux
prophètes de Baal ; c’est sur le mont Horeb, dans le désert, qu’Elie fait
l’expérience la plus dure de sa passion. C’est enfin sur le mont Tabor que nous
le retrouverons pour un rendez-vous suprême ; là , il ne sera plus seul. Elie,
l’homme des trois monts
, prend ainsi une stature extraordinaire : on
comprend mieux alors la ferveur que suscitait sa mémoire après tant de siècles,
et l’attente de l’Elie des derniers temps, précurseur du Messie, enracinée dans
l’espérance juive.


Mais maintenant, regardons de plus près Elie, le Tishbite, l’Elie de la passion,
sur chacune des trois montagnes.


J’ai déjà évoqué la prière d’Elie au Mont Carmel. La scène qui s’y déroule met
en présence, dans une tension dramatique, d’un côté le roi Akhab et les quatre
cent cinquante prophètes de Baal, de l’autre Elie seul. Lisez le chapitre 18 du
premier livre des Rois, si vivant et si pittoresque ; je ne puis détailler ici
ce long récit de la grande confrontation. Elie, sur l’ordre du Seigneur, se
présente devant Akhab. C’est donc bien toi, le perturbateur d’Israël ?
lui jette le roi. C’est toi le perturbateur d’Israël, rétorque hardiment
Elie, car... tu as suivi les Baals !

Les
deux sacrifices sont préparés et le jugement de Dieu tombe : le feu du ciel
consume l’holocauste offert au Seigneur, tandis que les faux prophètes restés
impuissants sont confondus et massacrés. Dure victoire arrachée à la haine et à 
l’hostilité générale : rude épreuve dont Elie est sorti parce que, dit la fin du
texte, la main du Seigneur fut sur lui. Il n’était pas seul !


Seul, il va l’être maintenant tout à fait , au moins le sent-il ainsi , dans sa
longue marche jusqu’au mont Horeb. Elie atteint là le sommet de sa passion. S’il
avait pu espérer un retournement dans la conscience d’Akhab, il est vite déçu.
Un message sans ambiguïté lui parvient de la part de Jézabel : sa tête est mise
à prix.


Elie se leva et partit pour sauver sa vie ; il arriva à Beer Shéba
(quelle
marche ! Plus de 150 km tout au sud de Juda)... Il laissa là son serviteur.
Lui-même s’en alla au désert, à une journée de marche. Y étant parvenu, il
s’assit sous un genêt isolé. Il demanda la mort et dit : Je n’en peux plus !
Maintenant, Seigneur, prends ma vie, car je ne vaux pas mieux que mes pères.
Puis il se coucha et s’endormit sous un genêt isolé
.


Quelle détresse ! Elie, comme quelques autres hommes de la Bible parvenus à un
vrai désespoir, comme Jérémie, comme Job, comme Jonas, demande maintenant la
mort. Est-il vraiment abandonné ?


Mais voici qu’un ange du Seigneur le toucha et lui dit : Lève-toi et mange ! Il
regarda à son chevet : il y avait une galette cuite sur des pierres chauffées,
et une cruche d’eau. Il mangea, il but puis se recoucha. L’ange du Seigneur
revint, le toucha et dit : Lève-toi et mange, car autrement le chemin serait
trop long pour toi.


Merveilleuse sollicitude du Seigneur ! A son serviteur en perdition, il envoie
sa présence, son message et sa nourriture.


Elie se leva, il mangea et but, puis, fortifié par ces aliments, il marcha
quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à l’Horeb. Il
arriva là , à la caverne et y passa la nuit.


Ainsi, au bout de cet immense désert, Elie rejoint la montagne de Dieu. Quelle
montagne ? Sur une carte, l’Horeb est dans le pays de Madian, séparé du Sinaï
par le golfe d’Aqaba. En fait, il s’agit bien du même mont, celui du don de la
loi à Moïse, mais deux traditions distinctes ont retenu, celle du Sud (Juda), le
Sinaï ; celle du Nord (Israël), l’Horeb. Elie est bien sur la montagne de Dieu,
il entre dans la caverne, cette même caverne où le Seigneur cacha Moïse quand il
passa devant lui, et là , Dieu réserve à Elie une nouvelle révélation de sa
présence. Elie assiste à un triple déchaînement des éléments : impétuosité d’une
tempête, ébranlement d’un tremblement de terre, jaillissement d’un feu. Mais il
est écrit que le Seigneur n’était pas dans ses manifestations violentes de la
nature.


Et après, il y eut le bruissement d’un doux murmure
. Alors, Elie reconnaît
la présence de son Dieu : la voix qui lui parle, c’est le frémissement de
l’amour du Seigneur. Répétant le geste imposé à Moïse, il se tient à l’entrée de
la caverne, la face voilée. Epuisé, haletant, il attend la parole qui va le
consoler, lui rendre courage. Mais à ce moment pathétique, il arrive tout le
contraire de ce que l’on espérait. Non pas une exhortation ni un encouragement,
mais une question, une étonnante, une stupéfiante question : Que fais-tu ici,
Elie ?
répétée par deux fois : Que fais-tu ici, Elie ?


Elie répondit : Je suis passionné pour le Seigneur, Dieu des puissances. Les
fils d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont démoli tes autels et tué tes
prophètes par l’épée ; je suis resté moi seul et l’on cherche à m’enlever la vie
.
Deux fois aussi, Elie répond.


Malheureux Elie ! Quoi ! Il aura subi tant d’épreuves, vécu en homme traqué,
parcouru un si long chemin dans le désert pour s’entendre dire : mais qu’est-ce
que tu fais donc ici ?... Je pense que cette question a vraiment dà » être la
croix d’Elie ! Aussitôt le Seigneur reprend la parole ; Il n’a que faire d’Elie
au Mont Horeb ; seul Moïse y a eu sa place, d’abord quand le Seigneur lui a
révélé son nom dans la flamme du buisson ardent, plus tard quand il lui a donné
sa loi. Non, c’est ailleurs que Dieu a besoin de son serviteur Elie, pour une
triple mission qu’il lui confie tout de suite, sans délai : Va, reprends ton
chemin en direction de Damas. Quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël comme roi
sur Aram, et tu oindras Jéhu... comme roi sur Israël, et tu oindras Elysée...
comme prophète à ta place
.


Enfin, et là on sent comme une pointe de reproche, est-ce à bon droit qu’Elie se
croit le seul fidèle ? N’a-t-il pas douté des promesses de Dieu ? En tout cas,
Dieu lui annonce qu’il reste encore sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le
genou devant Baal.


Maintenant, tout est clair, il n’y a pas à tergiverser. Imaginez Elie de nouveau
sur la piste interminable du désert. Il obéit sans murmure ; il sera bon gré mal
gré l’instrument du renversement de deux rois et du choix de son propre
successeur. Aucun homme, peut-être n’a été aussi fortement tenaillé entre la
rigueur et la miséricorde du Seigneur.


Mais vous savez aussi de quelle faveur unique Elie fut gratifié à la fin. Quand
il eut rempli sa mission auprès d’Elysée, les deux prophètes cheminèrent
ensemble en conversant. Voici qu’un char de feu et des chevaux de feu les
séparèrent l’un de l’autre. Elie monta au ciel dans le tourbillon
. Dieu
recueille son serviteur qui a tant souffert pour sa cause et l’introduit par une
fulgurante ascension dans la contemplation de ses mystères. Seul Elysée a vu ce
départ dans le char de feu. Les autres qui sont là partent en vain à sa
recherche. Relisez ce beau chapitre 2 du deuxième livre des Rois.

Le
Dieu des puissances et le Dieu de la grâce sont un seul et même Seigneur.

Il
nous reste maintenant à retrouver Elie sur la troisième montagne, le mont Tabor
que désigne une ancienne tradition chrétienne. Les trois évangiles synoptiques
racontent l’épisode de la transfiguration, à peu près au milieu de la carrière
de Jésus, comme une sorte de point culminant.

Je
les lis au chapitre 9 de l’évangile de Luc :


Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et monta sur la montagne pour prier.
Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea et son vêtement devint
d’une blancheur éclatante. Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :
c’était Moïse et Elie, apparus en gloire
 ([11]).


Moïse est présent parce que Jésus vient accomplir la Loi ; Elie est présent
parce que Jésus vient combler l’attente de la prophétie. Tel est le sens de
cette prodigieuse rencontre au sommet. Et pendant que les disciples dorment, se
déroule un entretien dont il faut bien saisir le sujet.

Il
est dit que Moïse et Elie parlaient de son départ qu’il allait accomplir pour
Jérusalem
 ([12]).


Comme on regrette que nos traductions affadissent le sel des mots ! Le vocable
grec ici rendu par "départ" est dans le texte original le mot "exode".
Son exode, car c’est bien d’un exode qu’il s’agit ici. Le nouvel exode de salut
que Jésus s’apprête à accomplir, est aussi son exode de souffrance dont le terme
est la Croix.


S’étant réveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui se
tenaient avec lui. Or, comme ils se séparaient de Jésus, Pierre lui dit :
Maître, il est bon que nous soyons ici, dressons trois tentes, une pour toi, une
pour Moïse, une pour Elie. Il ne savait pas ce qu’il disait
 ([13]).

En
effet, tout comme Elie à l’Horeb, Pierre a cru que le moment était venu de
s’installer, mais avec Jésus, comment pourrait-on jamais s’installer ?


Comme il parlait ainsi, survint une nuée qui les couvrit... Et il y eut une voix
venant de la nuée, disant : Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai élu,
écoutez-le ! Au sommet où la voix retentit, il n’y eut plus que Jésus seul
 ([14]).


Bientôt après la descente de la montagne, c’est la seconde annonce de la
Passion, et la montée vers Jérusalem où il faut qu’elle s’accomplisse, selon les
Ecritures.


Elie, homme de foi qui a connu le doute, homme de prière qui a plongé dans le
désespoir, homme de solitude qui n’a pas toujours senti que la main de Dieu
tenait la sienne, Elie ne reviendra plus pour nous désormais. Sur la troisième
montagne, Dieu lui a réservé la plus belle des récompenses : la rencontre de
Jésus le Christ sur le chemin de sa Passion.


([1])
Marc 6/14-15.
([2])
Matthieu 11/14.
([3])
Deutéronome 18/15.
([4])
Esaïe 52-53.
([5])
1 Rois 17-21, 2 Rois 1-2.
([6])
1 Rois 16/30-32.
([7])
1 Rois 16/33.
([8])
Jacques 5/16.
([9])
Jacques 5/17.
([10])
1 Rois 17/1.
([11])
Luc 9/28-30.
([12])
Luc 9/31.
([13])
Luc 9/32-33.
([14])
Luc 9/34-36.