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Prédication de Carême par le Pasteur Marcel MANOEL,
Eglise réformée de France,
diffusion le 27 mars 1999 à 18 heure par "France Culture"


Vivre avec le Christ


Vivre vers l'avenir


La Croix, signe de pardon sur notre passé et appel de Dieu dans notre actualité, est aussi signe pour demain.

(Luc 21 v. 25 à 36 - Romains 8 v. 14 à 17 et 31 à 39 )

Un avenir inquiétant ?

L'avenir ne nous fait guère rêver. Et même, il nous inquiète ! Ce n'est pas que nous nous laissions aller à des frayeurs millénaristes ! Sauf peut-être dans les milieux où l'on fait profession de deviner l'avenir en abusant de la crédulité humaine, ou dans certaines sectes qui aiment bien ces eaux troubles de l'angoisse pour s'y livrer à leur pêche aux adeptes.

Non, ce qui me frappe surtout, c'est le grand silence à propos du nouveau millénaire qui s'approche. Qui, aujourd'hui, propose une vision de ce que sera notre monde, de la société que nous voulons bâtir ? Qui avance des projets mobilisateurs ? Qui ose même dire ses espoirs et ses attentes ?... Tout se passe comme si le fameux bug informatique de l'an 2000 nous avait déjà déconnecté de notre avenir !

 

En fait, nous ne regardons guère au-delà du seul présent qui nous intéresse : le nôtre, à l'endroit où nous vivons. Il y a même des jours où on hésite à écouter les informations. On sait d'avance qu'on aura une guerre avec son lot de massacres, un accident dramatique, un scandale politico-financier, un problème de société longuement disséqué... et la tentation est forte de ne pas savoir, pour ne pas augmenter ses inquiétudes ou nourrir sa morosité.

 

De temps en temps, on voit monter des bouffées d'inquiétudes, à partir de problèmes sérieux, mais qui sont momentanément amplifiés par les médias avant d'être éclipsés par d'autres, pour revenir quelquefois, ou disparaître : la pénurie pétrolière, la guerre mondiale, le trou d'ozone, la pollution nucléaire ou chimique, le SIDA, le réchauffement de la planète... Aujourd'hui, nous surveillons d'un oeil vaguement inquiet les conflits "localisés" près de chez nous. On voit monter les peurs liées au développement de la violence urbaine. Et la crainte du chômage reste forte, même si elle n'apparaît plus au premier plan médiatique. Tout cela, si l'on en croit les sondages, est tempéré par un curieux phénomène : si nos concitoyens disent qu'ils sont inquiets pour l'avenir en général, ils apparaissent un peu moins soucieux pour leur avenir propre.

 

Il me semble que cette inquiétude diffuse et ce pessimisme général, qui nous dissuadent de regarder trop loin vers l'avenir, sont la conséquence des changements de mentalité qui sont survenus ces dernières années.

D'abord, le sentiment de la stabilité éternelle du monde a été ébranlé : nous pouvons aujourd'hui imaginer qu'un conflit majeur, une pollution fatale, ou une épidémie incontrôlable, puisse mettre en péril son existence même, et pas seulement la paix de certaines nations, ou la santé d'une région.

Nous avons aussi largement perdu confiance dans les vertus du progrès. De temps en temps, je feuillette des revues des années 50. On y voit les conditions de travail s'améliorer, les appareils ménagers se répandre en "libérant la femme", comme on disait alors. La voiture offre une liberté qui commence à être accessible à tous. La médecine progresse. Et l'atome offre l'espérance d'une énergie enfin propre et quasiment gratuite. Malgré les crises et les guerres qui marquaient aussi cette époque, on regardait vers l'avenir avec optimisme : bientôt, tout le monde allait pouvoir vivre beaucoup mieux en travaillant beaucoup moins. Seuls quelques originaux exprimaient des doutes ! Aujourd'hui, l'idée même de progrès ne suscite guère d'enthousiasme, parce que l'expérience a montré qu'il n'est pas égal pour tous, et qu'il produit au contraire de l'injustice et de l'exclusion ; parce qu'il peut même être dangereux et menaçant, et l'on voit renaître la vieille crainte du "savant fou" !

 

Et les horreurs diverses de notre actualité récente ont fini d'ébranler ce qui restait de confiance dans le progrès de l'humanité elle-même. On voit naître, au contraire, le pessimisme et la méfiance . On a le sentiment d'un monde "éclaté", sans véritable solidarité, un monde "fermé" ou les humains sont nécessairement rivaux les uns des autres. Plus de grands projets de "conquête de l'Ouest", ni même de conquête spatiale. Plus de rêves libertaires : "Sous les pavés, la plage !". Même plus de grandes tentatives pour "décrypter" l'avenir, tant nous avons été rendus modestes par les échecs précédents !

 

Même les Eglises chrétiennes sont discrètes, et n'osent plus guère parler de demain. Peut-être parce qu'on leur a beaucoup reproché de sacrifier l'action dans le présent à la prédication d'un avenir paradisiaque ? Mais sans doute aussi parce que les certitudes, y compris apocalyptiques, sont aujourd'hui ébranlées.

 

La foi n'a-t-elle donc plus rien à dire sur notre destinée ? L'avenir est-il fermé, mystérieux et inquiétant ?

Ou bien y a-t-il une parole qui déjà nous l'éclaire ?

 

Apocalypses

La prédication chrétienne à propos de l'avenir a produit tout un éventail de visions, des plus pessimistes aux plus optimistes.

D'un côté, il y a eu les mouvements souvent minoritaires, à la limite de la secte, qui ont décrit un avenir de plus en plus noir. Le péché humain, ou l'immoralité ne pouvaient conduire qu'aux extrémités les plus funestes. Toute amélioration ne pouvait être qu'illusoire. Et les croyants n'avaient qu'une chose à faire : rester fidèles en se séparant de ce monde là pour être prêts pour le jugement final, qui ne pouvait être qu'imminent.

A l'opposé, les optimistes voyaient l'avenir promis à la croissance progressive du Royaume de Dieu sur la terre, sous la conduite de l'Eglise, et de manière inéluctable malgré quelques crises passagères réveillant la persévérance des fidèles. Le mal disparaîtrait petit à petit, tellement bien que le passage de l'histoire à l'éternité du Règne de Dieu serait presque insensible.

Et entre les deux, toutes sortes de conceptions, plus ou moins influencées d'ailleurs par la culture, les peurs ou les rêves du temps... chacune permettant au croyant de se situer dans cet avenir, et de s'y diriger en connaissance de cause.

 

Je me souviens par exemple de ce que j'ai appris dans le catéchisme des pasteurs Roland de PURY, Roger CHAPAL et Roland JEANNERET: "L'annonce du retour de Jésus-Christ m'avertit de me repentir et de veiller, sachant que la patience de Dieu a une limite et qu'approche le jour où ma vie apparaîtra dans sa vérité ". Cette vision, comme les autres, était soutenue par une manière de comprendre la fin des temps et le retour du Christ, c'est à dire par la vision de l'avenir ultime. L'Apocalypse, je vous le rappelle, ce n'est pas le chaos dramatique, contrairement au sens qu'a pris aujourd'hui ce mot ; c'est au contraire la révélation, le dévoilement de la vérité, hors de notre portée aujourd'hui, mais qui récapitulera tout et donnera sens à tout.

 

Je vous propose donc de nous plonger un moment dans une des apocalypses de la Bible, au chapitre 21 de l'Evangile de Luc : "Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l'angoisse, rendues inquiètes par le bruit violent de la mer et des vagues. Des hommes mourront de frayeur en pensant à ce qui devra survenir sur toute la terre, car les puissances des cieux trembleront. Alors, on verra le Fils de l'homme arriver sur un nuage, avec beaucoup de puissance et de gloire. Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance sera proche ! ". (Luc 21, 25-27)

 

Il faut avouer que nous avons une difficulté certaine à entendre ce type d'enseignement, car Jésus emploie un langage apocalyptique qui ne nous est plus familier. Alors nous courons deux risques. Ou bien nous faisons de ces images des réalités politiques ou écologiques, et nous nous mettons à scruter l'histoire des catastrophes de notre monde pour y lire le calendrier de la fin programmée, en transformant ainsi Jésus en une sorte de Nostradamus...Ou bien nous reculons devant cet enseignement sur un avenir marqué par des tensions et des luttes, dont maints événements nous rappellent pourtant la réalité ! En fait, nous sommes bien installés dans notre présent, et désireux d'un avenir tranquille, bien ordonné, sans changements et sans crises, dans un temps que nous considérons comme le nôtre, et que nous n'admettons pas de voir bouleversé par les autres ou par des imprévus qui nous agressent. Nous voudrions une histoire comme un cocon douillet, où il n'y aurait pas de risques, pas de choix à faire.

 

Pas de place là-dedans pour l'avenir du Seigneur qui vient, l'avenir du salut qui se joue, l'avenir de la libération, de la justice et de la paix qui secouent et secoueront notre monde, jusqu'à leur délivrance finale !

 

L'Evangile nous propose une nouvelle façon de vivre notre avenir, non pas en le refusant, mais en entrant dans une tension, une dynamique qui prend sens entre le "Jésus est venu" des origines, et le "Jésus vient" final. Une histoire a été fondée, et elle est en train de se réaliser. C'est bien ce qu'ont compris, en tous cas, Luc et les chrétiens de son temps. Dans la manière même dont est rapporté l'enseignement de Jésus, on voit qu'ils y ont lu leur propre histoire : ces déchirures à cause de leur foi, parfois dans la même famille, ces persécutions qui les traînaient devant les tribunaux, ces faux prophètes et faux messies qui tentaient de les détourner, la fin de Jérusalem... Et ils ont vécu cette histoire terrible comme l'histoire du salut. Non pas une histoire dont ils devaient avoir peur ou se défendre, mais l'histoire où ils étaient appelés à être témoins du Royaume, témoins de Celui qui est venu et qui vient, Celui qui les avait avertis :

"Quand ces événements commenceront à se produire,

relevez-vous et redressez la tête,

car votre délivrance sera proche ! "

 

Une difficulté majeure pour traduire aujourd'hui cette espérance, c'est qu'elle trouve difficilement sa place dans notre vie quotidienne.

 

Mais je voudrais penser ici à ces hommes et ces femmes qui vivent aujourd'hui ce quotidien de menaces, où leur foi et leur vie sont mises en péril. Je pense en particulier à celles et ceux que j'ai eu le privilège de rencontrer en Afrique, à Harare, lors de la Huitième Assemblée du Conseil Oecuménique des Eglises. Je pense aux chrétiens du sud-Soudan, massacrés, violentés, réduits en esclavage par une minorité qui se sert du fondamentalisme islamique comme d'un instrument de domination. Eux vivent la lamentation de Jésus : "Quel malheur ce sera en ce jour-là pour les femmes enceintes et pour celles qui allaiteront ! " (23). Je pense à ces chrétiens du Congo Brazzaville qui tentent de difficiles médiations entre les bandes rivales qui écument le pays. Eux vivent le cri de Jésus : "Ils seront tués par l'épée, ils seront emmenés prisonniers... ". (24) Je pense à celles et ceux qui sont persécutés pour leur foi, ou leurs engagements, et qui vivent aujourd'hui l'avertissement du Christ : "On vous arrêtera, on vous persécutera, on vous livrera pour être jugés... Ce sera pour vous l'occasion d'apporter votre témoignage à mon sujet ". (12-13)

 

Mais nous, ce qui nous menace, c'est l'engluement dans la vie quotidienne, ses petits problèmes, ses petits conflits dans lesquels nous nous laissons facilement enfermer sans relever la tête. Notre première vigilance, c'est donc sans doute de regarder plus loin, plus haut, d'inscrire nos vies dans le temps ouvert par celui qui est venu, et tendu vers lui, car il vient encore.

 

C'est regarder vers l'avenir, en osant la vigilance et l'espérance. La vigilance seule, ce serait la critique et la crainte de tout, la peur de faire quelque chose, la peur de s'engager, de s'avancer, de risquer... Mais l'espérance seule risquerait fort de n'être qu'illusion, élan généreux mais sans suite, évasion des réalités. L'une ne peut pas se passer de l'autre, et ils nous faut accepter cette tension dans nos vies. Et il me semble que Jésus nous propose le moyen de vivre pleinement et positivement cette tension quand il exhorte encore : "Priez sans cesse !".

 

La prière, c'est ce dialogue avec Dieu où nous pouvons vivre la tension de nos vies, où nous pouvons lui dire tout ce qui nous habite ou nous déchire, nos joies et nos peines, nos certitudes et nos questions... Mais c'est aussi le silence où lui peut parler pour nous surprendre, nous désengluer de nos habitudes, nous questionner sur nos à-priori, bousculer nos découragements, renouveler notre confiance, reprendre notre action... Nous avons sans doute aujourd'hui à redécouvrir la prière, non pas seulement comme un discours lancé vers le ciel, mais comme ce dialogue où les autres peuvent entrer, comme un silence où nous puissions recevoir, comme la marche que nous ouvre Celui qui nous dit encore : "Voici, je viens bientôt !".

 

C'est certainement comme une prière que Paul dit sa totale confiance pour l'avenir, quel qu'il soit, dans le chapitre 8 de l'épître aux Romains. Nous sommes là dans une autre situation de l'histoire de l'Eglise. Non plus dans le cadre de l'espérance apocalyptique juive, dont Paul n'emploie plus le langage, mais dans celui de l'histoire du monde. L'Evangile a atteint Rome, son centre : Est-ce la fin, est-ce un commencement ? Comment comprendre les tensions, les persécutions et les obstacles autour de la mission chrétienne, que Paul expérimente de manière toute personnelle ?

Et il médite :

"Que dirons-nous de plus ? Si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ? Il n'a même pas refusé son propre Fils, mais il l'a livré pour nous tous : comment ne nous donnerait-il pas tout avec son Fils ? "

(et un peu plus loin) :

"Qui peut nous séparer de l'amour du Christ ? La souffrance le peut-elle, ou bien l'angoisse, ou encore la persécution, la faim, la pauvreté, le danger, la mort ?... Mais en tout cela nous remportons la plus complète victoire par celui qui nous a aimés. Car j'ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour : ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni d'autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l'avenir, ni les forces d'en haut, ni les forces d'en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. ". (8. 31-39)

 

La Croix n'est pas seulement signe de pardon sur notre passé,

et de réconciliation avec Dieu dans notre présent,

mais elle est aussi signe pour demain.

Elle fonde l'attente persévérante d'un accomplissement,

pour la création toute entière comme pour le croyant .

Et elle ouvre à la confiance totale en l'amour de Dieu,

malgré les difficultés, les drames et les luttes de l'histoire.

 

Cette confiance ne vient pas d'une idée de Dieu comme "grand manitou", dont on pourrait percer les petits secrets.

Elle ne prétend pas maîtriser l'histoire.

Elle n'est pas une "assurance tous risques".

Mais elle naît de la parole qui tend notre présent vers le Royaume de justice, de paix et de vie.

Elle se fortifie du signe posé par Dieu qui nous assure de sa fidélité dans cet avenir, quoiqu'il arrive.

 

Nous pouvons ainsi regarder l'avenir avec foi.

Bien plus, nous pouvons dire notre espérance, pour nous, pour notre Eglise et pour notre monde.

 

Je vous ai déjà parlé tout à l'heure de la Huitième Assemblée du Conseil oecuménique des Eglises qui s'est tenue en décembre 1998 à Harare. C'était une assemblée de Jubilé.

D'abord parce que le Conseil existe depuis 50 ans. Cet anniversaire était donc l'occasion de faire le point sur la marche oecuménique, d'en discerner les richesses et les faiblesses, de rendre grâces à Dieu pour ce qui nous y a été donné, et de demander pardon pour nos lenteurs, nos résistances et nos échecs. Il s'agissait ainsi de vivre un vrai Jubilé, comme en parle la Bible, c'est-à-dire de nous remettre les uns aux autres nos dettes - nos dettes d'incompréhension, de méfiance et de séparation -, et de prendre ensemble un nouveau départ.

Un Jubilé ensuite parce que cette Assemblée a été vécue sous le signe du tout prochain changement de millénaire, et qu'elle se devait de rendre compte de la foi chrétienne par rapport à ces perspectives d'avenir.

 

Elle s'était donné le mot d'ordre : "Tournons-nous vers Dieu dans la joie de l'espérance !".

Et elle a tenté de dire cette espérance dans quelques unes des situations où elle apparaît particulièrement mise au défi et bafouée : la situation des pays les plus pauvres soumis à un endettement injuste et insupportable, les conflits du Moyen-Orient et le statut de Jérusalem, l'enrôlement scandaleux d'enfants dans les conflits armés, la condition inférieure et les souffrances infligées aux femmes, de manières diverses un peu partout sur notre globe, le non respect ou la tentative de relativiser les droits de la personne humaine, le développement d'une forme de mondialisation qui détruit la richesse de la vraie unité et de la solidarité fondamentales de l'humanité.

 

Et l'Assemblée a tenté de discerner une vision pour l'avenir, ce que le Seigneur nous y promet et nous y propose, un projet oecuménique pour l'Eglise et pour le monde, qu'elle a placé au centre de son culte, de sa prière et de sa louange.

Une vision et un projet dont je voudrais vous donner un écho en terminant cette prédication :

 

"Nous aspirons à l'unité visible du corps du Christ, qui atteste les dons de tous, jeunes et vieux, femmes et hommes, laïcs et ordonnés.

Nous attendons la guérison de la communauté humaine, la plénitude de la création tout entière de Dieu.

Nous croyons au pouvoir libérateur du pardon, qui transforme l'hostilité en amitié et brise l'engrenage de la violence.

Nous ouvrons nos vies à une culture de dialogue et de solidarité, dans le partage avec les étrangers et la rencontre avec les croyants d'autres religions.

 

Nous sommes interpellés par la vision d'une Eglise qui va à la rencontre de chacun dans le partage, dans l'amour, dans l'annonce de la bonne nouvelle de la rédemption de Dieu, qui est signe du Royaume et servante du monde.

Nous sommes interpellés par la vision d'une Eglise, peuple de Dieu en marche,

qui combat toutes les divisions fondées sur la race, le sexe, l'âge et la culture,

et qui oeuvre pour la justice et la paix et pour la sauvegarde de la création.

 

Nous marchons ensemble, peuple qui a foi en la résurrection. Au milieu de l'exclusion et du désespoir, nous croyons, dans la joie et l'espérance, en la promesse de la plénitude de vie.

Nous marchons ensemble, peuple qui prie. Au milieu du désarroi causé par la perte des identités, nous discernons des signes de l'accomplissement du dessein de Dieu et attendons la venue de son règne. "

 

Oui, l'avenir prend sens quand nous nous tournons vers Dieu, dans la joie de l'espérance !

 

- Pauses musicales :

CD ERM 142 ADD

Antonin Dvorak Sinfonia N9 in Mi Minore OP. 95 (Del Nuovo Mondo)

[01] - Plage 2 : Adagio (48")
[02] - Plage 3 : Largo (27")

Moussorgsky "Quadri di un'esposizione"

[03] - Plage 7 : I Gnomus (1'02")
[04] - Plage 8 : "Promenade" (50)

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