Carême 1990 : RESSUSCITEZ

A Vie Découverte

"RESSUSCITEZ"

Pasteur Jean-Paul SAUZÈDE
Samedi 7 avril 1990

— VI —
"A Vie Découverte"

 

C’est à l’aube que tout a commencé.
A l’heure où la lumière efface peu à peu la nuit laissant découvrir la nature et la ville, donnant couleur et relief à ce qui ne paraissait que forme inerte...
C’est à l’aube que tout a commencé.
A l’heure où les hommes se tirant de leurs sommeils abandonnent les rêves ou le vide de la nuit pour se mettre debout et s’éveiller à la vie.

C’est à l’aube que Marie de Magdala, tôt le dimanche matin, monte au tombeau. Elle découvrira le tombeau vide. En hâte, inquiète, elle court avertir Simon Pierre, qui aussitôt monte au tombeau avec un autre disciple. Le soir du même jour, Jésus, ressuscité, visite les disciples.
Une semaine plus tard, il les visite à nouveau et Thomas qui doutait encore s’écrie : "Mon Seigneur et mon Dieu".

Ce récit nous est rapporté par l’évangile selon Jean, au chapitre 20 qui se termine ainsi :
"Jésus a fait encore, devant ses disciples, beaucoup d’autres signes, qui ne sont pas racontés dans ce livre. Mais ce qui s’y trouve a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu. Et si vous croyez en lui, vous aurez la vie par lui" (versets 30-31).

La mort nous guette. C’est affreux de dire cela et pourtant c’est une banalité que de reconnaître que, déjà dans notre vie, chaque instant qui passe nous rapproche de cet espace-temps où la lumière qui pouvait briller avec fierté petit à petit chancelle, vacille puis s’éteint.
Est-ce sérieux et honnête d’oublier cette simple réalité de notre mort au risque de ne pas en parler ?

Mais il y a aussi d’autres morts que celle de notre corps tout aussi difficiles à accepter et supporter.
Celles provoquées par l’oubli, celles qui suivent la lassitude et l’habitude.
Celle qui vient lorsque les murs de la vie se resserrent, deviennent étroits ne laissant plus d’espace à la liberté, l’imagination ou la poésie.

La mort nous guette, terrible, incontournable. La vie se prend, offerte, la mort toujours nous surprend. Mais si la mort est la fin, elle n’est pas pour autant le but d’une vie. Vivre n’est pas mourir. Vivre, c’est vivre d’abord. Notre existence serait un cheminement absurde si elle se résignait à l’attente passive et désespérée de la mort. Notre existence serait un cheminement aveugle si elle refusait de vivre.
Ainsi l’homme est constamment pris dans cette lutte entre la mort à accepter et la vie à sauver.

Lorsque la peur nous gagne, celle de l’injustice entre l’occident et le tiers-monde, la peur de la crise, du Sida ou du trou dans la couche d’ozone, sommes-nous des résignés, condamnés par une fausse fatalité ou une mauvaise gestion humaine.
Ou bien sommes-nous des combattants pour la vie ? Lorsque notre couple s’étiole par habitude, cerné par les contraintes sociales, les devoirs pour les enfants, ou les obligations professionnelles, ne faisons-nous que subir un environnement qui petit à petit fait mourir notre couple ? Ou est-ce que nous avons quelque chose à vivre ensemble ?

Lorsque la tentation d’alcool ou de la fuite nous guette, est-ce que nous acceptons ce combat pour la vie contre les forces de mort ? Est-ce que nous acceptons de les reconnaître pour les affronter ? Est-ce que nous sommes prêts à vivre notre vie ?

Lorsque la mort atteint notre vie, que le corps reste comme seul témoin d’une existence, avec son souvenir et le baume de la mémoire, allons-nous grossir le cortège en noir de ceux qui défilent, impuissants, ou au contraire grossir les rangs des témoins de la résurrection, militants de la vie ?

Menacé de mort, c’est ce qu’écrit aussi un Guatémaltèque, témoignage étonnant tiré du livre de Charles Antoine "L’Amérique Latine en prières" :

On dit que je suis menacé de mort.
Peut-être. Quoi qu’il arrive,
je suis dans la paix.
S’ils me tuent,
ils ne me prendront pas la vie.
Je l’emporterai avec moi, sur le dos,
telle la besace d’un berger.

Il en faut plus pour m’émouvoir ;
car, depuis mon enfance,
quelqu’un m’a soufflé à l’oreille
une vérité solide comme le roc,
qui est en même temps une invitation à l’éternité :
"Ne craignez ceux qui peuvent tuer le corps mais ne peuvent pas tuer la Vie".

La vie, la vraie vie,
s’est fortifiée en moi
quand j’ai appris à lire l’Evangile :
le mouvement de résurrection
commence avec la première ride
qui se dessine sur le visage,
avec la première tache de vieillesse
apparaissant sur nos mains,
avec le premier cheveu blanc
surpris un jour dans la griffe du peigne,
avec le premier soupir de nostalgie
devant un monde qui change
et s’éloigne soudain de nos yeux.
Ainsi commence la résurrection,
non pas ce quelque chose d’incertain
que d’aucuns appellent "l’autre vie",
mais la vie "autre".
On dit que je suis menacé de mort.

De mort corporelle.
Qui n’est pas "menacé de mort"
depuis sa naissance ?
"Menacé de mort" ; et alors ?
Si cela est, je leur pardonne d’avance.
Que ma croix soit une parfaite géométrie d’amour
et qu’elle me permette de continuer
à aimer, à parler, à écrire,
et à faire sourire, de temps en temps,
tous mes frères, les hommes.

Je suis "menacé de mort".
Il y a dans cet avertissement
une erreur profonde.
Ni moi, ni personne,
ne sommes "menacés de mort".
Nous sommes "menacés de vie",
"menacés d’espérance",
"menacés d’amour".

Nous nous trompons, chrétiens,
nous ne sommes pas menacés de mort ;
nous sommes "menacés de résurrection".
Christ est le chemin, la vérité,
la vie surtout, même s’il est crucifié
au sommet de la décharge du monde...

Il est de bon ton aujourd’hui de "positiver". Entendez par là qu’il faut chercher ce qui, dans une situation difficile, peut être positif, ne pas voir le seul côté négatif d’un événement, mais aussi les éléments positifs sur lesquels vous pouvez vous appuyez — et il y en a toujours — pour progresser ou vous sortir d’une situation difficile.
Bref, il faut changer votre regard ! Cela est vrai, mais cela est encore insuffisant. Avec la résurrection, ça n’est pas seulement notre regard qui est changé sur les choses, mais bien les événements qui, eux aussi, changent notre regard sur la vie. Mais savons-nous les percevoir, les voir ?

Il est étonnant de constater combien le drame nous attire, le sang nous arrête, la catastrophe nous émeut, mais le bonheur attire peu, la bonne nouvelle n’émeut pas, le bonheur ne se vend pas bien ! Sauf peut-être ceux des rois ou des princesses dans quelques journaux spécialisés
L’homme, pourtant toujours en quête de bonheur et de paix, serait-il plus attiré par la mort et le drame, en tous les cas chez les autres, que par son bonheur ?
Positiver… Non, il ne s’agit pas seulement de changer notre regard sur les autres et les événements, mais voir les signes de la résurrection, entendre les témoins du Christ ressuscité : ils existent !

Alors notre regard sur la vie, nos attitudes dans notre existence pourront être transformées.
De la résurrection, nous attendons des preuves, mais nous n’en avons que des signes. Comme dans l’évangile, je pourrai dire que le temps de cette émission ne suffira pas à tous les citer.
Le signe du malade qui guérit contre toute attente, le signe des paroles qui s’échangent en lieu et place de la voix des armes.
Le signe d’un moment de silence, d’harmonie ou de beauté qui tout à coup vient redonner paix et profondeur à nos existences troublées et fatiguées.
Le signe du sourire de l’enfant, offert et inattendu, tendresse reçue qui nous sort de nos tracasseries et préoccupations maussades.
Le signe de murs qui s’effondrent contre la méfiance stupide des peuples.
Le signe encore de richesses partagées, de générosité spontanée, de mains tendues là où l’on n’attendait que le repli et la peur...

Non, aucune preuve de la résurrection, de simples signes fugitifs, fragiles, éphémères qui sans cesse peuvent disparaître, être à nouveau étouffés par les forces du mal et de la mort...
Autant de signes pourtant offerts à notre regard comme appels à la vie, l’espérance et l’amour, malgré le péché, la bêtise et la violence humaine.
Autant de signes qui ne demandent qu’à être vus pour croire au Christ ressuscité et recevoir la vie.

Dans les Eglises chrétiennes, un de ces signes de la victoire du Christ vivant sur le monde est l’eucharistie ou la cène, telle qu’elle est nommée dans le Eglises protestantes.
Signes combien fragiles et humains : du pain et du vin qui rappellent l’effort, le travail, la peine et la joie des hommes. C’est par ce signe du pain et du vin partagés que les chrétiens se souviennent de l’amour du Christ, des signes qu’il a effectués devant ses disciples et les foules.
C’est par ce signe du pain et du vin partagés que nous renouvelons et actualisons l’annonce d’un amour offert gratuitement, d’une vie donnée, sur la croix, corps donné, sang versé : pain et vin partagés.
Rassemblés ensemble, malgré notre diversité, nous vivons le partage et la réconciliation au-delà des murs de séparation et d’incompréhension.

En partageant le pain et le vin, les chrétiens annoncent le règne de Dieu qui vient, celui d’un Christ encore crucifié dans l’agonie du monde, par son injustice ou la haine qui le traverse.
Ensemble ils annoncent par ce signe la victoire du Christ et de sa vie sur ce monde.

Texte de Nouvelle-Calédonie

« Les chrétiens du Pacifique aiment employer aujourd’hui, comme symbole, l’image du cocotier et de la noix de coco.
Personne n’est capable de maîtriser le temps nécessaire à la maturation d’une noix de coco.
Quand elle est mûre, elle tombe. Ainsi, Jésus-Christ vient au temps voulu par Dieu.
La noix de coco est comme l’eau lorsqu’elle tombe, elle roule jusqu’au niveau le plus bas, jusqu’à atteindre l’océan. Jésus est descendu sur terre fréquenter les hommes les plus humbles.
Lorsque la noix de coco roule sur le sol, on voit les dons de Dieu rouler avec elle : boisson et nourriture, mais aussi travail, ramassage, vente et revenu.
Aucune partie de l’arbre n’est jetée ; des feuilles aux racines, tout peut être utile. Le cocotier symbolise la vraie communauté.
La noix de coco représente encore l’évangélisation. Tombée en terre, elle produit une nouvelle vie, portée par l’océan sur le rivage d’une autre île, elle y apporte la vie.
La noix de coco est devenue élément de l’eucharistie.
Le pain et le vin, seuls utilisés longtemps pour la sainte cène, sont fabriqués à partir de deux plantes différentes étrangères. L’amande et le lait de la noix de coco locale, souvent utilisés maintenant, sont issus d’une unique et même plante. Jésus-Christ a offert son propre corps et répandu son propre sang.
En souriant, mais conscients de l’importance qu’il y a d’oser ainsi exprimer sa foi à sa manière, les chrétiens du Pacifique appellent ce nouveau langage leur "théologie du cocotier" ».
 Salesi HAVEA

De la résurrection nous n’avons pas de preuves, nous n’avons que des témoins.

J’ai vu cet homme qui luttait contre un cancer, condamné par les médecins. Et lui, souriant, paisible bien que souffrant, a lutté et gagné du temps pour la vie contre la mort.
J’ai vu ce peuple colonisé, occupé par des forces armées étrangères, dépossédé des choix de son avenir, qui reprenait confiance, par la foi au Christ vivant, pour retrouver la responsabilité d’une vie choisie, libre et non plus subie.
J’ai vu des femmes, seules, usées par l’échec et la solitude affective, fatiguées de vivre, désespérées de vieillir, reprendre conscience de valeurs et de forces intérieures à partager, passer du renoncement à la confiance, d’un repli résigné à une ouverture aux autres.

J’ai vu ceux qui luttent pour résister à la torture, ceux qui combattent pour le respect des droits de l’homme, pour le respect de leur propre dignité.
J’ai vu des pauvres qui ne peuvent se cacher derrière un nom, une position sociale, des richesses ou des diplômes, je les ai vus lutter et crier pour qu’ils soient reconnus, acceptés, capables de vivre. J’ai vu des sacrifiés jamais inutiles, des combattants du silence, porteurs par leur mort d’un cri de vie qui jamais ne reste sans échos.
J’ai vu des hommes et des femmes qui résistent, luttent, s’accrochent, confiant dans la victoire de la vie sur toutes les forces de mort.
Autant de témoins, Christ par milliers, de la vie plus forte que la mort, de la victoire encore réalisée, mais toujours fragile du Christ ressuscité.

De la résurrection du Christ nous n’avons pas de preuves, nous n’avons que des témoins. Ceux-là sont les témoins de notre temps. En voici encore un autre, Allan BOESAK, pasteur noir en Afrique du Sud.

« Il n’est pas vrai que ce monde et ses habitants soient condamnés à mourir et à se perdre.
Ceci est vrai : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
Il n’est pas vrai qu’il faille accepter l’inhumanité et la discrimination, la pauvreté et la faim, la destruction et la mort.
Ceci est vrai : Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance.
Il n’est pas vrai que la violence et la haine doivent avoir le dernier mot, et que la guerre et la destruction doivent exister à jamais.
Ceci est vrai : Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. La souveraineté est sur ses épaules. On proclame son nom : Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père à jamais, Prince de la Paix.
Il n’est pas vrai que nous soyons simplement victimes des puissances du mal qui cherchent à gouverner le monde.
Ceci est vrai : Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre... Et moi, je suis avec vous... jusqu’à la fin des temps.
Il n’est pas vrai que, pour faire quoi que ce soit, nous devions attendre ceux qui ont reçu des dons particuliers qui sont les prophètes de l’Eglise.
Ceci est vrai : Je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens auront des visions.
Il n’est pas vrai que nos rêves de libération pour l’humanité, de justice, de dignité humaine et de paix ne soient pas pour cette terre et pour cette histoire-ci.
Ceci est vrai : L’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité...
 Allan BOESAK

Que ceux qui ont des yeux pour voir, voient ! Qu’ils soient les signes de la résurrection, qu’ils voient les murs qui tombent, les mains qui se lient, les hommes qui se redressent, le pardon offert, l’aube qui se lève malgré et contre toutes les forces de mort ou de mépris.

Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent. Qu’ils entendent les témoins de la résurrection, les porte-parole de l’espérance, de la joie, le porte-parole de la contestation obstinée contre le silence de l’isolement ou les pleurs de la souffrance.

Voyez, entendez les signes et les témoins du Christ ressuscité. Ils sont à votre porte, dans votre journal, dans votre rue ou dans l’église voisine pour que vous croyiez par ces signes multiples au Christ ressuscité...

La résurrection ne se réduit pas à un article de foi... Je ne peux pas croire en la résurrection, comme un autre peut croire au destin.
La résurrection n’est pas qu’une conviction, elle est un élan, une marche en avant qui donne force et confiance dans la lutte contre toute mort, celle de notre vie physique, et toutes ces morts physiques, sociales, qui étouffent et cloisonnent notre existence.

La résurrection, ça n’est pas de savoir quand et comment nous ressusciterons. La vie se limite-t-elle et s’arrête-t-elle au mouvement de notre corps ou de notre cœur ? Se réduit-elle à cela ? Nous ne sommes pas une horloge qui viendrait subitement s’arrêter. La résurrection devenant le prodige du grand horloger qui remet la mécanique en route. La résurrection n’est pas qu’une affaire de viande qui viendrait à se réanimer.

La résurrection, c’est d’abord une personne : le Christ ressuscité. C’est en lui et par lui qu’une vie nouvelle est possible. C’est par le Christ ressuscité que je suis ouvert à des relations, des comportements radicalement nouveaux. Je crois que cela se fera après la mort, je crois que cela peut déjà se faire dans ma vie.
La résurrection, c’est d’abord vous et moi, témoins et signes vivants de cette folle espérance de la vie victorieuse.
La résurrection, c’est un don offert, la vraie vie, dira l’Evangile, une vie pleine, éternelle, qui sans cesse nous relance aujourd’hui pour être témoins et signes vivants du Christ ressuscité.
La résurrection, c’est un don offert pour dire, à temps et à contretemps, la primauté de l’homme sur tout pouvoir de l’argent, d’une idéologie ou d’un système qui viendrait petit à petit flétrir la vie, la vieillir pour n’en laisser que le minimum nécessaire.
La résurrection est un don pour vivre contre notre désordre, et montre notre passion pour les hommes, pour la vie arrachée au jour le jour à l’abandon, au silence coupable, ou à la violence délibérément ignorée.
C’est alors que la résurrection devient une bonne nouvelle pour le monde, dans cet arrachement à la mort, dans cette victoire de la vie, dans cette possibilité déjà offerte d’être toi et moi ressuscités.

A moi, à vous d’en être les signes et les témoins. Une prière de l’Eglise malgache en France nous accompagnera dans ce mouvement.

Seigneur,
du haut du ciel, à droite du Père,
tu nous as choisis,
car pour soutenir
d’un regard miséricordieux
ceux qui se débattent
dans la misère physique ou morale,
tu n’as que nos yeux.

Pour tendre la main,
à ceux qui marchent dans les ténèbres,
tu n’as que nos bras.

Pour apporter des mots de consolation
et de joie à ceux qui souffrent de vanité spirituelle,
tu n’as que nos lèvres.

Pour aller vers ceux que tu as sauvés,
mais qui se perdent à te chercher,
tu n’as que nos jambes.

Pour penser à occuper
notre vie quotidienne par ta Parole de paix,
tu n’as que nos têtes.

Pour rassasier plus de quatre mille,
tu n’as que nos cinq pains,
que nos quelques petits poissons.

Et pourtant, Seigneur,
chaque jour nous nous dérobons,
à chaque instant nous péchons,
et par nos yeux, et par nos bras,
et par nos lèvres, et par nos jambes
et par nos têtes.

Seigneur, pardonne-nous
et use de nos yeux,
de nos bras,
de nos lèvres, de nos jambes
et de nos têtes…
Que seul ton Nom soit glorifié !
Et que ta victoire sur la mort soit toujours proclamée.

Ressuscitez ! C’est le thème des six conférences du Carême protestant qui s’achève aujourd’hui.
Au cours des six conférences, nous avons cheminé avec l’évangile de Jean au chapitre 20.
Ressuscitez ! C’est une invitation, plus encore un appel, une possibilité offerte, comme une chance à saisir, mais aussi une responsabilité à prendre !

Le chapitre 20 de l’évangile de Jean se termine ainsi : "Si vous croyez en lui, vous aurez la vie par lui".

La vie, vie de l’après-mort, mais aussi vie éternelle qui s’ouvre aujourd’hui.
Vie à saisir à pleines mains, la vie avec un sens et une liberté, la vie avec les autres et pour soi, une vie pleine, généreuse, une vie à partager, une vie déjà pleine d’éternité.
Voyez, écoutez les signes de la résurrection. Ils sont multiples, ces signes de vie, présence dans le monde du Christ ressuscité.
Si vous croyez en lui, vous aurez la vie par lui.
Allons : Ressuscitez !